vendredi 5 janvier 2018

Les Pyrénées, une région hostile et dangereuse.

Si la chaîne montagneuse est un abri parfait pour une Alliance, elle n'en recèle pas moins de nombreux dangers, et les mages devront s’accommoder des créatures magiques, féeriques et infernales qui peuplent la région. On peut en effet trouver ça et là les derniers Jentilaks ( géants Basques) qui ont la fâcheuse manie de lancer d'énormes blocs de pierre sur les humains, Les Sorginaks en paix fragile avec l'Ordre, le fantôme de Pyrène, les dragons Herensuge et Sugaar, mais aussi les Laminak féeriques et les Basajaunak, ou encore les diaboliques Simiots. Nombre de ces créatures ont de forts instincts territoriaux et gardent souvent des trésors que les mages convoitent. Les Basques qui habitent les vallées ne sont que superficiellement christianisés et vouent un culte ou tout du moins ont un respect profond pour les créatures surnaturelles de la région. Molester l'une d'elles sans raison  revient généralement  à s'attirer les foudres de la population locale.

Lou Carcohl

Dans le sud de la  Gascogne, un tuc( promontoire) renferme également une caverne qui abrite un Carcolh, escargot formidable et monstrueux, sorte de long serpent visqueux et velu qui surgit brusquement du trou, lorsqu'un imprudent s'y engage, l'enlace avec d'horribles tentacules, le happe dans sa coquille haute et profonde comme une maison, et n'en fait qu'une bouchée. C'est ce qui explique que la région est vide d'habitants sur des lieues. 

mercredi 6 juillet 2016

L'Abbaye de Franquevaux

L'histoire  de l'abbaye cistercienne de Franquevaux commence au milieu du xiie siècle au Castrum Belvedin(château de Beauvoisin). Celui-ci aurait appartenu aux Templiers avant de revenir à la famille du vicomte de Nîmes.
En 1141 un groupe de moines envoyés par le jeune Ordre de Cîteaux requiert l'hospitalité du seigneur Pierre de Belvedin. Ils avaient traversé à pied la France, menés par le père abbé Galthérius, dans le but de fonder une abbaye. Celui-ci après une longue prospection, décide d'implanter son abbaye au milieu du pays camarguais. Pour cela il a tenu compte de l'isolement du lieu, de critères divers notamment telluriques, voire occultes…
En 1143 un gentilhomme du pays, nommé Pons-Guillaume, fit la donation de terres au bord du vaste étang de Scamandre. L'évêque de Nîmes, Aldebert, entérine cette décision, faisant de Galthérius (Gautier) le premier père abbé de cette épopée spirituelle. L'abbaye sera construite durant soixante dix ans avec les pierres des carrières de Fontvieille charriées par bateau sur un ancien bras oriental du Rhône. Rapidement, elle devient l'une des plus importante du Languedoc.
Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que Galthérius était un mage Jerbiton, pieux certes, mais surtout conscient que l'habit ecclésiastique lui proférait une très bonne couverture pour ses activités magiques. Ayant trouvé un lieu possédant une aura magique certaine (3) car situé sur les ruines d'une ancienne cité païenne ( Caramignan), il décida d'y fonder une alliance sous couvert d'abbaye bien sûr. La majeure partie des occupants de l'abbaye étaient de véritables moines, ignorant tout des pratiques magiques ayant lieu dans les salles secrètes creusées sous l'édifice. C'est au cours de ces travaux d'excavation  que Galthérius  tomba sur un antique grimoire dans lequel figuraient quelques formules magiques qui lui étaient totalement inconnues. Il comprit alors tout l’intérêt de fouiller ces ruines souterraines plus  méticuleusement. Bientôt le vieux magus rechigna à sortir des ces souterrains et ses collègues durent prétexter devant les autres moines  que Galthérius prenait retraite du mondes des hommes pour se rapprocher de dieu. Et puis le mage finit par ne plus sortir de ce labyrinthe de souterrains antiques. Sur les 3 mages partis à sa recherche, un seul revint, à moitié fou, parlant de fantômes vengeurs et de visions d'une cité antique  et de pratiques orgiaques sans nom. Les mages restant scellèrent les souterrains et fuirent en laissant l'abbaye aux mains de véritables hommes de Dieu, ignorant tout du drame qui venait de se jouer sous leurs pieds. 

Il y a de cela environ 3 ans, les tunnels antiques furent à nouveau découverts lorsque des travaux de construction d'une nouvelle crypte furent décidés. Et l'histoire semble se répéter, mais avec plus d'ampleur cette fois-ci.  C'est l'ensemble des moines de l'abbaye qui parait obsédé par Caramignan. Ils s'en vont régulièrement errer dans les sombres tunnels, seuls ou par groupes, parlant dans une langue oubliée de tous ou presque et s'adonnant à des pratiques païennes. Ils sont en vérité possèdés par les fantômes de la cité en ruine.

Les mages de l'alliance sont mis au courant par la lettre envoyée d'un vieux mage de la région, qui a voulu revoir son ancienne alliance de Franquevaux avant de mourir. Ce qu'il vit là-bas en pénétrant dans l'enceinte de l'abbaye l'inquiéta au plus haut point, aussi a t-il décidé de demander aux mages d'enquêter sur les moines et le mystère de Cramignan...

mercredi 1 avril 2015

La tarasque

Sorte de Dragon méridional, mais qui affectionne particulièrement les cours d'eau, les récits concernant la Tarasque décrivent cette créature magique comme un dragon dont rare sont ceux à voir réussi à en venir à bout ( sainte Marthe par exemple). Elle est connue pour hanter les rives du Rhône, dans un marais entre Arles et Avignon. Elle a de longues périodes de torpeur, parfois des années, voire des décennies, puis sort pour avaler de malheureux passants ou submerger les embarcations. Il semble qu'il y ait plusieurs Tarasques dont certaines jusqu'en Aragon.

Caractéristiques : Int 0, Per +2, Pré -1, Com 0, For +7, Ene +6, Dex 0, Viv -1.
Puissance magique : 35
Taille : +4
Traits de personnalité : Cruel +2, rapace +3

Arme/Attaque
Morsure  Init +6, Att + 8, Def 0, Dég +16
Griffes     Init  +5, Att +6, Def 0, Dég +14
Souffle    Init + 8, Att - Def -Dég  spécial

Encaissement : +25, immunisé aux dommages causés par l'utilisation d'Aquam.
Niveaux de physique : OK, 0/0, -1/-1, -3/-3, -5/-5,  Incapacité

Pouvoirs : 
Souffle fétide, CrAu20 1 point : un nuage sombre et nauséabond entoure une cible, puis dépose des résidus putrides sur son corps. Achaque round ( y compris le premier) la cible doit effectuer un jet d'Energie niveau Facile ou perdre un niveau de santé. Paradoxalement, c'est le fait d'entrer dans l'eau qui fait disparaître le poison.

Grand souffle, CrAu30 points : La même chose que petit souffle, mais l'effet s'applique à toutes les cibles potentielles présentes dans un rayon de 2m autour de la Tarasque.

Vis: 12, dans les dents.


La reine Esterelle

Cette grande fée au port altier et coiffée d'orties est la suzeraine des fées du massif montagneux de l'Esterel, massif qui lui doit d'ailleurs son nom. Nombreux sont encore les habitants de la région qui viennent déposer des offrandes pour elle afin d'obtenir fécondité ou pour la remercier de leur avoir donné un enfant. Elle est clairement considérée comme une bienfaitrice et le clergé n'a jamais encore réussi à faire abandonner ce "culte" aux habitants de la région. On peut accèder à son palais en entrant dans un régio féerique situé dans une des grottes de l'Esterel...Autant dire que la tâche est difficile.


mardi 31 mars 2015

La chèvre d'or

Les raids sarrasins en Provence se sont étalés de 730 à 973. Ils commencèrent avant la bataille de Poitiers pour se poursuivre ensuite à intervalles plus ou moins réguliers. 
En 735, une partie des vaincus de Poitiers rejoignit la vallée du Rhône. Dans l’année qui suivit, les troupes de Charles Martel firent une expédition punitive sur Aix,Marseille et Arles. Puis en 737, après avoir pris Avignon et égorgé une partie de sa population, les Francs entrèrent en Septimanie. Ils battirent par deux fois les Sarrasins, à Montfrin et sur le plateau de Signargues, près de Rochefort-du-GardNîmes subit un sort pire qu’Avignon, les chroniqueurs parlent de têtes coupées, amoncelées en pyramide dans les Arênes. Puis, les Barbares venus du Nord pillèrent et désolèrent tout le pays. À l’appel du patrice Mauronte, horrifié par les exactions des Francs, les Sarrasins revinrent en alliés à Avignon et Marseille. Pépin, le fils de Charles Martel, et Liutprand, roi des Lombards, s’allièrent pour les vaincre. Les deux cités provençales furent prises d’assaut. Des seigneurs francs reçurent en fief des cités stratégiques en Provence afin d’empêcher tout retour des Sarrasins.
L’année 886 marqua un tournant dans leur stratégie. Venus d’Alicante, ils s’installèrent à demeure au Fraxinet et de là vont essaimer dans toutes les Alpes. Un de leurs raids les plus meurtriers eut lieu en haute Provence et dans le pays d'Apt en896. Pendant près d’un siècle ils vécurent sur le pays qu’ils pillèrent et rançonnèrent. Dans la nuit du 21 au 22 juillet 973, ils firent prisonnier l’abbé Mayeul de Cluny près d’Orsières en Valais. Celui-ci avait sa famille paternelle originaire de haute Provence. La réaction fut immédiate. En septembre, Guillaume et Roubaud, fils du comte Boson II, rallièrent toute la noblesse provençale et assiégèrent le Fraxinet et Ramatuelle qui tombèrent en deux semaines. Les Sarrasins délaissèrent dès lors la ProvenceCe qui ne les empêche point de revenir en Provence en 760, puis en 787 dans les Dentelles de Montmirail où ils pillèrent Prébayon. Leur pression fut à nouveau si forte en Septimanie que Charlemagne chargea son cousin Guillaume, comte de Toulouse, de les faire refluer. Les deux armées se combattirent de 793 à 795. Guillaume libéra Orange, ce qui lui valut le titre de Prince de cette cité et défit les Sarrasins du côté de Narbonne. Ayant fait de la Corse leur repaire, ils revinrent pourtant sur les côtes provençales en 813 afin de se fournir en esclaves. Puis on les retrouve assiégeant Marseille en 838. Entre 844 et 850, ils remontèrent la vallée de l’Ouvèze où ils pillèrent Vaison puis redescendirent vers Arles qu’ils assiégèrent. Ils furent à nouveau en basse Provence en 869 pour s’en prendre encore à Marseille et à Arles.
Mais l'accumulation de leurs pillages avait marqué la mémoire collective. Tout n’est pas parti en Espagne. On commença à murmurer qu’une partie de leur trésor était resté au Val d’Enfer« Chargé d’un immense butin, Abdéraman voulut cacher en un lieu sûr dans une des nombreuses grottes des Alpilles, le plus précieux de son trésor. Donc, au milieu de la nuit, accompagné de quelques serviteurs fidèles, il se dirigea vers une des grottes qui se trouvent dans le vallon des Baux. Là, à une profondeur jusqu’à nos jours inconnue, le chef maure, pensant revenir bientôt, cacha tout un monceau d’or et de pierreries ». Et il chargea une chèvre d’or de garder son butin. 

Voici pour la légende, la vérité est un peu différente : acculé par les Francs de tous côtés, le chef pillard Maure décidât de passer un marché avec les fées locales. Encerclé de toutes parts, il se terrait dans le Val d'enfer, vallon sauvage et évité par les hommes dans les Alpilles et près des Baux-de-Provence. Il ignorait que si le Val était si dépourvu d'activité humaine c'était parce qu'il abritait un régio féerique puissant. La maîtresse des lieux, la fée Taven, fut attirée par le trésor du Maure comme par un aimant. Celle-ci lui proposa un marché s'il acceptait de donner son trésor aux fées. Aux abois, Abdéraman n'eut d'autre choix que d'accepter. Mais comme souvent avec les fées, les marchés ont souvent un effet pervers. Ici le chef Maure se voyait proposé de ne plus être inquiété par les Francs, en bref sa vie contre son trésor. La cruauté du marché est qu'il fut transformé en chèvre d'or pour avoir enfin la tranquillité voulue. Depuis, Abdéraman hante la région, sa malédiction l'empechant de trop  s'écarter  du Val d'Enfer, en quête d'individus qui pourraient l'aider à lever la malédiction qui pèse sur lui.

lundi 2 février 2015

Druiz

Ananxis le maître Druide a eu une longue vie, riche de savoirs et d’expériences, d’aventures et de rencontres, mais cette vie n’a pas été contée... du moins pas encore. Fils de l’union rare d’un roi et d’une fée, il sera finalement exilé de son village et se formera chez les moines d’Izenah. Là, Ananxis recevra toutes les connaissances et développera ses capacités exceptionnelles dans la compréhension du monde caché. Par la suite, se laissant guider par ses rêves, il partira sur les routes et deviendra le Druide nomade que l’on connait. Mais ceci est une autre histoire...
Après À la recherche de la mandragore où l’on rencontre déjà le personnage d’Ananxis, le tandem Brucero et Pascal Lamour nous emmène une nouvelle fois, entre textes et illustrations, au cœur des légendes et des merveilles qui façonnent la riche mythologie celtique. Ils livrent une grande saga où peuples et personnages se situent entre le réel et l’imaginaire, où la civilisation bretonne apparaît avec ses mœurs et ses coutumes, ses guerres, ses combats, ses croyances, ses rêves...

J'ai trouvé ce livre assez intéressant en terme d'inspiration pour des  mages de culture Celtique voir des Diedne.